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La compagnie est créée en septembre 2014. Elle n’a donc pas encore d’histoire, si ce n’est celle de sa création et celle de ses membres.

Le nom « Les Roches Blanches » signifie assez l’importance qu’occupe Duras dans le projet même de la création de cette compagnie. Certes il n’y aura sans doute pas que Détruire dit-elle, il y aura certainement d’autres textes et d’autres auteurs. Mais se placer sous le signe du Duras, c’est affirmer l’importance de la liberté, de l’imaginaire, de l’engagement et de la recherche artistique. C’est avoir le désir de trouver une « chambre à soi », un lieu où la création devient possible à la fois dans la sérénité et le tremblement.

Cette création s’est faite sous l’impulsion de Jean-Luc Vincent. Acteur et membre fondateur du collectif des Chiens de Navarre dirigé par Jean-Christophe Meurisse, il joue avec ce groupe sur de nombreuses scènes du théâtre subventionné en France et à l’étranger. Avec les Chiens de Navarre, il acquiert une puissante expérience d’acteur au sein d’un travail collectif iconoclaste et performatif qui l’amène à jouer notamment sur la scène des Bouffes du Nord ou celle du Théâtre du Rond-Point. Il poursuit par ailleurs une collaboration artistique riche avec le metteur en scène Bernard Levy pour lequel il travaille comme assistant et dramaturge depuis 2005. Il adapte notamment avec lui Le Neveu de Wittgenstein de Thomas Bernhard, qui est joué au Théâtre National de Chaillot en 2008 avec Serge Merlin, ou participe à la création d’un diptyque Beckett : En attendant Godot et Fin de Partie au Théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet à Paris en 2007 et 2009. Fort de ces deux expériences, il décide de développer désormais son propre travail de metteur en scène – un travail qu’il a amorcé dès 2006 en étant artiste résident au Pavillon-Laboratoire de Recherche Artistique du Palais de Tokyo (pour lequel il conçoit et réalise plusieurs œuvres vidéos) et qu’il a poursuivi en 2009 en mettant en scène une forme courte autour de Notes de cuisine de Rodrigo Garcia pour le Festival des Mises en Capsules au Ciné 13-Théâtre à Paris.

Il envisage le travail des Roches Blanches comme un travail de groupe, fait des expériences d’acteurs/artistes curieux et singuliers. Un travail qui mêlera à la fois son goût pour le texte, goût hérité non seulement de sa formation littéraire à l’École Normale Supérieure, mais aussi et surtout de son expérience comme assistant à la mise en scène et dramaturge, et son intérêt pour la recherche scénique, recherche qu’il a entamée notamment avec les Chiens de Navarre.

Jean-Luc Vincent
Ancien élève de l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm, agrégé de Lettres Classiques, né en 1973, Jean-Luc Vincent se forme comme comédien à l’École du Samovar (1998-2000).

Il appartient au collectif Les Chiens de Navarre, dirigé par J.-C. Meurisse, depuis leur création en 2005 : leurs spectacles Une Raclette, Nous avons les machines, Les danseurs ont apprécié la qualité du parquet et Quand je pense qu’on va vieillir ensemble sont joués à Paris et tournent en France et à l’étranger depuis 2010. Le Théâtre du Rond-Point leur a consacré un festival en février 2014 et leur nouvelle création (Les armoires normandes) sera présentée au théâtre des Bouffes du Nord en mars 2015. Récemment, on l’a vu au cinéma dans le rôle de Paul Claudel dans Camille Claudel 1915 de Bruno Dumont avec Juliette Binoche (Berlinale 2013).

Depuis 2005, il travaille comme dramaturge et assistant avec le metteur en scène Bernard Levy : Bérénice de Racine (Scène Nationale de Grenoble, 2006), Fin de partie et En attendant Godot de Samuel Beckett (Théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet, 2007 et 2009), Le neveu de Wittgenstein de Thomas Bernhard (Théâtre National de Chaillot, 2008), L’échange de Paul Claudel (Théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet, 2010), Histoire d’une vie de Aharon Appelfeld (Scène Nationale de Sénart, 2014).

En 2006-2007, il est artiste résident (vidéo et performance) au Pavillon–Laboratoire de recherche artistique du Palais de Tokyo (Paris). Dans le cadre de cette résidence, il réalise deux installations vidéo : India S. pour l’exposition « L’Inde, peut-être » (Espace Louis Vuitton, avril 2007) et Feelings pour l’exposition Versus (Palais de Tokyo, juin 2007). Il commence alors à développer son propre travail de mise en scène en créant notamment une forme courte autour de la pièce de Rodrigo Garcia, Notes de cuisine, pour le festival des Mises en Capsules au Ciné 13 Théâtre en mai 2009.